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Foire aux questions

 

Comment améliorerons-nous notre lieu de travail en nous joignant à la Société?

Le personnel de l’INM aura la capacité de régler des problèmes ayant trait à son lieu de travail en tant que groupe organisé avec l’aide des ressources et des compétences de la Société.

La négociation collective permet couramment de négocier des dispositions de convention collective sur des questions importantes telles que la protection contre le harcèlement au travail, les salaires et les heures de travail. Vos conditions d’emploi et toute politique négociée seront clairement définies et, ce qui importe encore davantage, exécutoires en vertu d’un mécanisme efficace de règlement des différends.

L’adhésion à la Société accroîtra votre capacité de vous prononcer sans craindre les représailles, individuellement ou collectivement, au sujet d’inquiétudes que vous avez relativement aux politiques, pratiques ou conditions de travail.

Quelles protections avons-nous contre l’ingérence de l’employeur dans toute campagne de syndicalisation?

Votre droit de vous syndiquer est garanti dans l’article 5 de la Loi sur les relations de travail de l’Ontario. Il est illégal qu’un employeur vous menace, vous intimide ou exerce des représailles contre vous parce que vous vous syndiquez ou que vous y songez. Si votre employeur décide de violer vos droits ou d’enfreindre la loi, la Société prendra les mesures nécessaires contre l’employeur en portant plainte à la Commission des relations de travail de l’Ontario.

L’expérience nous a appris que la plupart des employeurs sont suffisamment judicieux pour ne pas recourir à l’intimidation ou aux menaces. Toutefois, il arrive souvent que les employeurs diffusent aux employés des déclarations affirmant qu’ils comptent, par exemple, mieux consulter leur personnel et s’améliorer en tant qu’employeurs s’ils en ont l’occasion. Certains employeurs tentent de semer le doute au sujet du bien-fondé de la syndicalisation en éveillant des craintes à l’égard de l’obligation de payer des cotisations syndicales ou de faire la grève (les grèves sont, en fait, rares – voir ci-dessous). D’autres employeurs souligneront le professionnalisme de leur personnel et soutiendront qu’il n’est pas professionnel de se syndiquer. Nous espérons que vous ne recevrez pas des messages de ce genre mais, si vous en recevez, sachez que c’est une réaction courante.

Une fois une requête en accréditation déposée, l’employeur ne peut pas modifier les conditions d’emploi des personnes visées par cette requête sans le consentement du syndicat. C’est ce qu’on appelle parfois le gel des conditions de travail imposé par la loi et cela signifie que l’employeur doit ne rien changer et assurer la stabilité jusqu’à ce que les parties concluent leur première convention collective.

Les grèves sont-elles courantes?

Non. Environ 98 % des conventions collectives sont conclues sans grève.

La Société n’a déclenché qu’une seule grève au cours de ses 68 années d’existence. La majorité des unités de négociation de la Société recourent à la médiation-arbitrage plutôt qu’à la grève. Si les parties arrivent à une impasse dans les négociations, on fait appel à un arbitre pour régler les points en suspens. Il vous incombera, en tant que membres, de choisir au cours de la négociation collective le mode de règlement des différends que vous souhaitez.

Quelles sont les cotisations syndicales?

Les cotisations des membres de l’INM seront établies selon une échelle mobile, ce qui veut dire que les personnes gagnant plus de 50 000 $ par année paieront le plein montant de cotisation à la Société de 21 $ par semaine, que celles qui gagnent de 40 000 $ à 50 000 $ en paieront 75 %, que celles qui gagnent de 30 000 $ à 40 000 $ en paieront 50 % et que celles qui gagnent moins de 30 000 $ en paieront 25 %. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable.

Vous ne serez pas tenu de payer des cotisations syndicales tant que votre première convention collective ne sera pas entrée en vigueur.

La Société offre à ses membres un programme de rabais auprès de fournisseurs de services choisis tels que les services de téléphonie cellulaire, d’assurance et d’accès à l’Internet/câblodistribution. Les rabais sur l’assurance-automobile et l’assurance-habitation compensent à eux seuls le montant entier des cotisations syndicales de bon nombre de membres de la Société.

La syndicalisation protège-t-elle les personnes paresseuses?

Aucune convention collective n’exige qu’un employeur maintienne à son service une personne qui est incompétente ou qui n’accomplit pas son travail. Les employeurs ont le pouvoir de gérer l’emploi, d’imposer des sanctions disciplinaires et de mettre fin à l’emploi. Toutefois, dans un lieu de travail syndiqué, l’employeur doit respecter les politiques et les procédures convenues dans la convention collective ou prévues par la loi, et il ne peut imposer des mesures disciplinaires ou renvoyer un employé que pour un motif valable. De plus, les employés syndiqués peuvent recourir à une procédure officielle et à un représentant syndical s’ils trouvent que leur employeur n’a pas honoré ses obligations ou a agi sans motif valable.

Le personnel de l’INM s’enorgueillit beaucoup de son travail et il manifeste tous les jours son professionnalisme au travail. Il demeurera le même groupe d’employées et d’employés une fois qu’il fera partie de la Société. Il lui incombera de maintenir la bonne éthique établie en milieu de travail.

Les travailleurs et les travailleuses syndiqués ont-ils de meilleures conditions que les autres?

Oui, c’est que nous appelons l’avantage syndical. Des recherches effectuées en 2014 dans la région d’Ottawa-Gatineau ont indiqué que plus de 42 % des membres de la population active étaient syndiqués. Ces personnes gagnaient 7,32 $ de plus par heure parce qu’elles étaient en mesure de négocier des salaires et des heures de travail équitables. Les femmes syndiquées gagnent 9,01 $ par heure de plus que les femmes non syndiquées.